2005

L'Homo Urbanus

De petites photos d’usagées du transport en commun sont fixées sur un grand miroir à l’aide de petites vis et boulons pour donner une tonalité robotique à l’ensemble. La grandeur des images nous rappelle que nous nous sentons parfois bien petits dans ce monde même si on se voit souvent plus grand que nature… surtout en ville. Les gens sont photographiés de dos afin de suggérer l’idée d’anonymat qui règne dans les grandes villes. Le miroir qui sert de support à l’arrière et sur les côtés donne de l’emphase à l’idée de la multitude, car deux miroirs qui se font face répètent les gens à l’infini. De plus, après un premier coup d’oeil, on aperçoit dans le miroir le visage des personnes de dos qui est imprimé au verso. Elles ont les yeux fermés comme si on les avait congelées dans un monde de glace pour l’éternité. Si on porte attention, on remarque le reflet de portes de métro sur leurs corps, une sorte de mimétisme urbain qui permet aux usagés de se fondre dans l’anonymat la foule. Le choix du miroir est aussi d’ordre pratique puisqu’il va permettre aux gens de se regarder et de se voir inclus dans cette communauté de voyageurs. La surface glacée augmente la luminosité puisque l’oeuvre ne peut posséder d’éclairage autonome. Finalement le cadre en acier inoxydable brossé possède l’éclat du miroir.